7
Mai
2015

L’injure salit celui qui la profère

Un homme ayant appris que Bouddha observait le principe de compassion qui commande de rendre le bien pour le mal, vint et l’injuria. Bouddha demeura silencieux. L’homme ayant cessé ses injures, Bouddha l’interrogea :

– Mon fils, si quelqu’un refuse d’accepter un présent qu’on lui fait, à qui ce don appartient-il ?

 L’homme répondit :

– Dans ce cas, le présent appartient à celui qui l’a offert.

– Mon fils, dit Bouddha, tu m’as injurié, mais je refuse d’accepter tes injures et te prie de les garder pour toi. Ne seront-elles pas une source de malheur pour toi ?

L’insulteur ne répondit pas et Bouddha continua :

– Celui qui méprise ou insulte un autre homme est semblable à celui qui lève la tête et crache vers le ciel. Son crachat ne souille pas le ciel, mais il retombe sur le cracheur et le salit. Ou il est semblable à celui qui, le vent étant contraire, jette de la poussière à un autre homme. La poussière ne fait que revenir vers celui qui l’a lancée.

L’homme sage ne peut être blessé, et le mal que l’autre voulait lui faire retombe sur son auteur.

Conte bouddhiste.
Si vous utilisez ce texte, merci de mentionner mon site: www.metafora.ch

Version PDF de « L’injure salit celui qui la profère »

 

 

Autres articles à découvrir

31 techniques pour désamorcer les agressions et les manipulations
Voyage à RectoVerso. Conte philosophique
Les deux pommes
L’homme qui avait honte de son père
Aggraver la faute pour justifier la sentence
Les Trois Portes de la Sagesse
Poisson frais à vendre ici
Le consultant et le berger
Maître et Disciple
Un geste noble en réponse à un noble geste